2.0 n’est pas la cylindrée d’une limousine, mais bel et bien l’identification du Web participatif dans sa version actuelle.

Depuis 1993,  année de création du MOUVEMENT D’INTEGRATION ET D’ASSISTANCE MUTUELLE(MOINAM), notre regroupement transrégional a essentiellement fonctionné dans la dimension Gutemberg, c’est-à-dire avec des documents sur papiers imprimés ou en version électronique.

Aux travers des congrès tenues à Batouri en 2016  et à Ngaoundéré en 2019 baptisés respectivement congrès de la « RENAISSANCE » et de l’ « ENVOL », le top management du MOINAM tel un pilote a balisé de terrain, vérifié la check-list, mis à fond les gaz pour un take-off sûr s’ouvrant sur un voyage numérique en mode pilotage automatique à destination de la planète culture. Les promesses d’un raccordement à la grande toile sont enfin tenues et nous en sommes fiers.

En effet, il y a peu de temps, nous utilisions jusque-là les réseaux sociaux (Facebook, Whatsap, Twitter, Instagram, Etc.) avec une constellation de groupes aux contenus identiques. Certes, ils nous ont aidé mais ont montré leurs limites en raison du faible nombre de personnes à admettre dans le groupe, la désinformation au travers des fake-news, et surtout l’impératif d’avoir au préalable un numéro, un téléphone de type Android, choses que nombre de personnes surtout les plus jeunes n’ont pas.

Avec le Web 2.0 l’envergure, l’angle d’ouverture du MOINAM passe dans sa plénitude  à 360°, car même le plus démuni peut avec 100Fcfa entrer dans un cybercafé, prendre un temps de connexion et se connecter au site du MOINAM ; point n’est besoin d’avoir un smartphone aux différents systèmes d’exploitation Android, Android Wear, BlackBerry OS, Tizen, iOS, Palm OS, Watch OS, etc., des liseuses Kindle, Cybook ou un iPad et j’en passe.  Les voies d’accès à l’information venant du MOINAM sont désormais plus que plurielles, avec comme conséquence un appel au professionnalisme.

Un point d’honneur est  à mettre non seulement sur la qualité de la ressource numérique, mais également sur l’aspect éthique des utilisateurs qui devront se soumettre à une charte ou à une CGU (conditions Générales d’Utilisation) rigoureuse garantissant ainsi le respect de la vie privée des différents utilisateurs.

La finalité de notre tout nouveau site internet est de plusieurs ordres car il se veut être à la fois :

un outil d’information pour mieux renseigner de façon irréfragable l’ensemble des membres mais surtout la diaspora dont les membres restent souvent déconnectés du pays et du terroir Gbaya, ensuite les chercheurs libres ou liés aux institutions universitaires dans le cadre de l’amélioration des curricula, enfin le tout-venant formé d’autodidactes en quête de connaissances, les antiquaires, archéologues, et collectionneurs plus nombreux et curieux de connaitre davantage sur l’Art Gbaya, les hommes d’Affaires rationnels qui dans la modélisation de la consommation ou de l’offre intègrent savamment le paramètre culturel afin de minimiser les coûts de production et  maximiser les gains.

– un outil d’autofinancement car il est indéniable que la mise en marche d’une plateforme numérique nécessite des fonds pour les mises à jour, le référencement, achat de mots-clés, les frais d’archivage, etc. Le site du MOINAM fonctionnera dans un premier temps dans la catégorie dite de « numérique à minima » caractérisée par un faible contenu, une absence de liens sponsorisés et de flux RSS. Mais compte tenu des charges d’exploitation sus-énumérées, il faudra nécessairement vite passer dans les catégories des  « pure-players » ou des « leader-explorateurs » qui ont en commun la fréquence de publication en continu, l’accès payant aux archives, l’association avec des comptes Twitter, etc., pour que les revenus provenant des différents services en ligne puissent permettre tout au moins la survie du site.

– un outil de rapprochement : le site crée est sans frontière ; dès lors, il permettra aux autres frères Gbaya des Républiques de Centrafrique, du Sud-Soudan, du Nigéria, du Congo démocratique, de retrouver virtuellement leurs frères et discuter avec eux sur les formes originelles, les mutations de notre société, les résiliences ou reliques de la culture Gbaya à travers le temps. Ce site favorisera à coup sûr l’internationalisation du MOINAM pouvant déboucher sur des festivals et congrès internationaux du MOINAM.

Telle sont les téléologies qui motivent la mise en exploitation de notre plateforme numérique.

Comme vous le constatez, à la faveur de cette mutation communicationnelle, nous avons également migré vers un vocable quasiment numérique ; seulement autant nous sommes fiers de ce précieux instrument d’hégémonie des cultures, autant nous devons faire attention car une partie de surf peut se terminer par une attaque de « squales » ou une forte pénalité pour transgression de la loi : hameçonnage, hacker, l’opt-out,  bulletproofhosting, spamming et pollupostage, la fraude au clic, lien avec des sites criminels, etc., qui sont les maux du sillage de l’internet que nous allons affronter.

Dans l’optique de la rentabilisation que nous souhaitons d’ici 2021 par le passage à un site Marchand ou kiosque numérique, le défi sera encore plus grand ; il nous faudra recruter ou former un personnel d’un genre nouveau en dehors des traditionnels webmasters : Curateurs, trafic Manager, digital commercial manager, commercial supports numériques, community manager, cross canal manager, etc.

Ce personnel  de spécialisation pointue aura la lourde tâche de résoudre les problèmes d’interopérabilité  dans le cadre des raccordements concurrentiels avec des acteurs majeurs( Amazon, Netflix, Fnac,Google, Etc.) en ce qui concerne les téléchargements des œuvres de l’esprit des auteurs d’origine Gbaya dont nous nous auront les fichiers-maîtres, les versions homothétiques, numériques natifs, ou enrichies en Haute définition(HD).

De même , la syndication avec des flux RSS (Really Simple Syndication) pour permettre dans un temps court aux membres de consulter les nouvelles sans avoir à se connecter sur d’autres sites, les Tags et tagclouds(liens de redirection vers des sites tiers), la recherche de l’information vraie par  le crowdsourcing ( recherche d’informations par contributeurs potentiels),  devront rassurer l’internaute qu’il est dans un espace de confiance.

Capitalisant les possibilités que nous offre l’éventail des produits de l’espace culturel MOINAM, les préposés du site devront avoir dans le cadre d’une distribution numérique optimale des images, des écrits et des autres produits culturels, une bonne connaissance et une pratique sans reproche de  la  rétractation, des restrictions liées au droit d’auteur( format propriétaire, Digital Right management, Watermaking), Etc., la publicité, et surtout le nerf de guerre, la maîtrise des remontées des recettes à travers un site sécurisé du type HTTPS(Hight text transfer secure),  s’accommodant parfaitement des moyens nouveaux de paiement électronique et en ligne que sont : Visa, Master card, Paypal, Skrill,Paylib, Monetbil, Orange Money,MoMo , enfin les cryptodévises : bitcoin, ubuntu-coin, Fricacoin, kori, les Alcoins, Etc., en somme la dévotion à toute une culture numérique.

Au demeurant,  nous recommandons vigilance, professionnalisme, respect des lois ; bonne gouvernance à tous ceux des nôtres qui seront appelés à manager ce beau cadeau offert gracieusement à la communauté afin que dure l’aventure, car l’univers numérique est impitoyable, toute négligence ou méconduite se paie cash.

Au Président d’Honneur le Ministre Gabriel DODO NDOKE qui a entièrement pris en charge la création de ce site, qu’il reçoive ici le grand « MERCI » de tout le Bureau National et de la Communauté entière. Nous savons pouvoir compter sur lui ainsi que sur les autres élites de bonne volonté pour le financement des travaux du passage dans la phase marchande du site.

Merci enfin à tous les membres qui ont donné de leur temps pour la construction de l’architecture du site ; je pense en particulier au Secrétaire Général DJIDERE Valère, au secrétaire Général Adjoint HAMOUA BAKA Armand, à Eric NDANGA ADAMOU et bien d’autres.

BON VENT AU MOINAM

ET QUE VIVE LE CONNECTEUR UNIVERSEL   www.moinam. org